avulsion dentaire

Avulsions Dentaires Multiples

Avulsions Dentaires Multiples

 

Les avulsions dentaires multiples est le terme médical pour extraction notamment lorsque cet acte concerne les dents. Lorsque les dents sont très abîmées, les soins conservateurs ne sont plus possibles. Il est alors nécessaire d’enlever ces dents abîmées afin de prévenir ou de traiter la porte d’entrée infectieuse qu’elles représentent.

avulsions dentaires

 

 

 

 

 

Illustration 1: Vue de profil d’un exemple de mauvais état bucco-dentaire avec atteinte carieuse majeure. Pour certaines dents, il ne persiste que la racine.

 

 

<strong>Illustravulsion dentaire

 

 

 

 

 

Illustration 2: vue du dessus de la mâchoire du bas de l’illustration précédente

 

 

En effet des dents en mauvais état peuvent conduire à des inflammations, des douleurs, des abcès, voire à des infections généralisées.

 

Les avulsions dentaires ne sont qu’une étape du traitement. Le but final est d’éliminer les foyers infectieux mais aussi de restaurer une dentition permettant de manger et de sourire confortablement. A ce titre avant de programmer les avulsions il est important de les coordonner avec le dentiste traitant. La restauration prothétique sera ainsi effectuée par le dentiste traitant de manière à ce que la période où les dents sont manquantes soit la plus courte possible.

Il est même parfois possible de réaliser l’avulsion des dents et la pose de prothèses dentaires provisoires le même jour. Cependant il faut savoir que la plupart du temps les prothèses définitives sont réalisées une fois la cicatrisation osseuse et gingivale obtenue à distance de l’intervention.

 

stomatologie avulsion

 

 

 

 

 

Illustration 3: Même exemple avec réhabilitation prothétique fixe définitive pour la mâchoire du haut. Association d’une réhabilitation définitive fixe et d’une réhabilitation définitive amovible pour la mâchoire du bas

 

Déroulement de l’intervention

Les dents sont avulsées en préservant au maximum le capital osseux des mâchoires. L’os des alvéoles dentaires peut tout de même être limé afin de diminuer les esquilles osseuses résiduelles. Le but étant de faciliter le plus possible la réhabilitations prothétique ultérieure. La gencive est la plupart du temps suturée à l’aide de fils résorbables qui disparaissent en 2 à 4 semaines ou sont ôtés en consultation.

Suites opératoires habituelles et soins post opératoires

 

Le gonflement des joues (œdème) est fréquent si un fraisage osseux a été réalisé.

 

Les saignements : Il est fréquent qu’un petit saignement persiste pendant quelques heures à une nuit suivant l’intervention. Le traitement consiste à effectuer des bains de bouche à l’eau glacée et appliquer une compresse sur la zone de l’extraction qui saigne et mordre sur celle-ci tant que le saignement ne s’est pas arrêté.

Une excellente hygiène buccale est essentielle. Les bains de bouche prescrits ne doivent être débutés qu’après 24 heures afin de ne pas déloger le caillot de sang. Celui-ci protège l’alvéole de la dent laissée libre par l’avulsion de celle-ci. Après chaque repas, les dents et les gencives devront être nettoyées avec une brosse ultra-souple (dite chirurgicale).

La douleur au niveau des zones opérées est plus fréquente en bas qu’en haut. Elle cède souvent avec des antalgiques et disparaît en quelques jours. Des vessies de glace enrobées dans un linge (pas directement sur la peau) diminuent le gonflement et la douleur. Qui plus est au cours de l’intervention un anesthésique local de longue durée d’action est souvent injecté au niveau des sites opéré. Il permet de diminuer les douleurs post opératoire pendant 4 à 8 heures et laisse le temps aux antalgiques usuels de prendre le relais. Cet anesthésique local peut diffuser et anesthésier la langue et la lèvre inférieure, cela ne vaut pas dire que les nerfs sont lésés mais simplement que le produit fait bien son effet.

Une limitation de l’ouverture buccale est fréquente pendant quelques jours.

L’alimentation ne doit pas être dure pendant les 2 semaines suivant l’intervention. Plus précisément : pendant les 2 premiers jours, l’alimentation doit être molle, tiède ou froide. Puis pendant les 12 jours suivants Il faut éviter les aliments très salée ou très acide. Éviter également les aliments blessants : biscottes, pain grillé, chips…
Éviter aussi les aliments très petits qui pourraient s’immiscer entre les points et créer des infections : semoule, cacahuètes, riz, petits pois… Vous trouverez sur le site https://docteurwajszczak.fr dans la rubrique conseils des idées de recettes pouvant vous convenir après ce type de chirurgie. Les ordonnances post opératoires vous seront données la plupart du temps avant l’intervention.

Cela vous permettra d’aller chercher les médicaments post opératoires avant la chirurgie. Suivre strictement les prescriptions médicales sur l’ordonnance qui vous est donnée. Ne pas conduire le jour de l’intervention ou prendre de décisions importantes en raison de l’anesthésie.

Être accompagné pour la sortie et la première nuit après l’intervention. Le plus souvent, il est souhaitable de prévoir après l’intervention 2 à 5 jours d’arrêt de travail ou de dispense scolaire. L’alcool et le tabac sont à proscrire avant et après l’intervention. l’alcool est incompatible avec la plupart des médicaments contre la douleurs. Le tabac diminue la cicatrisation, augmente la douleur post opératoire et augmente le risque infectieux. Un suivi post opératoire en consultation est indispensable, il permet s’assurer de la bonne évolution des suites opératoires.

Les risques

Tout acte médical, même bien conduit, recèle un risque de complications. Il ne faut pas hésiter à prendre contact avec l’équipe chirurgicale qui vous a pris en charge, ou les urgences de la clinique ou contactez le 15 en cas d’urgence grave.

 

Il peut s’agir de complications rares :

– Une alvéolite : inflammation de l’alvéole dentaire qui survient de quelques jours à 3 semaines après l’avulsion. Elle peut entraîner des douleurs importantes et nécessiter des soins locaux.

Une infection des tissus mous de la joue (cellulite) peut survenir quelques jours voire 2 à 3 semaines après l’extraction. Elle est consécutive à la stagnations de résidus alimentaires dans l’alvéole de la dent. Elle cède par un traitement antibiotique adapté, exceptionnellement il peut être nécessaire de procéder à une intervention chirurgicale pour drainer un abcès si la cellulite se complique.

– Une communication entre le sinus maxillaire et la bouche pour les dents supérieures, celle-ci se ferme spontanément en 15 jours à 3 semaines et nécessite une absence de mouchage pendant cette période. Une persistance au-delà justifie un traitement chirurgical adapté.

Ou de complications exceptionnelles :

– Une fracture de l’angle de la mâchoire (chez les patients à la mâchoire très fine) qui peut nécessiter de manger des aliments mous pendant quelques semaines ou d’opérer en mettant des plaques et des vis.

– Une racine dentaire peut casser et rester dans l’alvéole lors de l’avulsion. Si le risque d’aller la chercher est important (lésion nerveuse ou communication bucco-sinusienne), il peut être décidé de la laisser en place malgré le risque infectieux (faible) que cela représente.

– Des ecchymoses ou hématomes peuvent survenir chez les patient dont la coagulation sanguine est perturbée.

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une petite part d’aléas.

Il est très important d’apporter le jour de l’intervention toutes l’imagerie médicale : panoramique dentaire et le scanner (s’il en avait été prescrit un). Sans ces éléments l’intervention ne pourra pas être réalisée